samedi 27 mars 2010

Back to my blog !

Bon ben ça y est, il fallait bien que je comble mes phases d’ennui (bien qu’elles ne soient pas aussi nombreuses que ça non plus), et quoi de plus efficace pour ça que l’écriture, et ainsi faire d’une pierre deux coups : d’une part je satisfais une passion et de l’autre je satisfais votre désir de suivre mes aventures au quotidien. Ah quelle vie !

Alors voilà, pour employer une expression que trop populaire, je m’envoie en l’air. Difficile au début de se faire à la couleur bleu canard WC de mon uniforme, mais finalement à la longue on s’y fait. Quand on y pense, c’est un peu comme tout vêtement, peu importe la qualité du tissu ou de la couleur, l’important c’est la qualité de la personne qui le porte et qui sait lui donner une certaine classe. Et c’est donc en toute modestie que je dois reconnaître que mon uniforme fait ressortir la couleur de mes yeux et que l’on en oublierait presque le manque de goût so british (oui bon ça manque un peu d’humilité tout ça…)


Une chose est sûre, jusqu’à présent j’aime beaucoup le métier. Et pourtant on ne peut pas vraiment dire que les meilleures conditions sont ici réunies. Je ne citerai pas le non de ma compagnie, pour éviter le maximum de risques, mais je confirme, ce sont bien des voleurs. La raison pour laquelle vous payez si peu cher le billet en tant que passager, c’est parce que le personnel est complètement exploité et sous-payé, et donc moi la première. Ici les conditions de travail seraient tout à fait illégales en France. Par exemple, nous ne sommes payées que pour les heures de vol, c'est-à-dire du moment où l’on décolle jusqu’au moment où l’on touche la piste d’arrivée, mais toutes les périodes au sol ne sont pas payées, soit à peu près 2 à 3 heures par jour. Ca fait plaisir. Je suis contente de travailler pour eux !! Enfin, comme je ne cesse de me le répéter et comme ne cesse de me répéter mon entourage : C’EST PROVISOIRE, CA FAIT DE L’EXPERIENCE EN ATTENDANT DE TRAVAILLER POUR AIR FRANCE … je m’auto-lobotomise au quotidien avec cette phrase pour garder courage et ne pas oublier mes projets. Parce qu’il est certain que j’aime voler et que j’ai bien l’intention de faire ça pour un petit moment… mais tant qu’à faire dans de meilleures conditions.

Voilà, donc ce weekend je suis de congé, et puis la semaine prochaine je m’envole pour l’Italie, la Lituanie et je fais même un petit tour par la patrie avec Limoges et je ne sais plus quelle autre destination. Je me régale à rencontrer plein de monde si différent, et je trouve qu’il n’y a rien de plus gratifiant que le sourire d’un vieux monsieur qui vous remercie de l’avoir aidé, où bien les mille mercis d’une maman célibataire qui n’aurait pas pu s’en sortir seule. Et il y aussi les 5 minutes de conversations avec cet Irlandais qui vous raconte qu’il passe 2 semaines en France tous les étés, ou les 10 minutes avec cet Italienne qui ne parle pas un mot anglais ni français ni espagnol ni russe et moi qui ne parle pas un mot d’italien, et alors on essaie de se comprendre avec des gestes ou grâce à l’aide d’autres passagers, et ça finit le plus souvent en rires, et puis une fois que l’on s’est enfin comprises on se sent fières ! Sans oublier les regards dragueurs des hommes d’affaires ou les groupes scolaires qui prennent des photos lorsque l’on fait nos démonstrations de sécurité. Et c’est pour tous ces moments d’échange que j’aime ce que je fais. Et ce n’est pas une mauvaise paye ou les critiques incessantes des chefs d’équipe (c’est la politique de la maison, ne jamais gratifier son personnel, mais lui répéter constamment ce qui ne va pas) qui m’empêcheront de bien faire mon métier.

Pour ce qui est des collègues, jusqu’à présent j’ai eu beaucoup de chance je suis tombée que sur des équipes super sympa et n’ai pas encore eu l’honneur de travailler avec les plus bitchy (boh pas besoin de traduire si ?). Mais c’est assez drôle de voir dans la salle de personnel comment certaines chefs de cabines se pensent supérieures à tous les autres car elles ont plus de responsabilités, et du coup elles ont tendance à traiter le « petit personnel » avec dédain. A croire qu’elles n’ont pas compris le sens premier de ce métier qui est le partage et l’esprit d’équipe. Et puis franchement, il est où l’honneur à rester 7 ans dans cette compagnie ? Il n’y a aucun avantage financier et aucune reconnaissance de la part de la direction… non franchement les filles vous m’intimidez pas du tout !! (ouai bon la je me la pète un peu, mais ça fait du bien)

Voilà pour aujourd’hui, faut que j’en garde un peu pour les prochaines fois.
Et comme on dit chez nos amis les Suédois,
HEJDO !! (et oui, je n’oublie pas ma passion pour les langues, et je profite de la multitude de nationalités que l’on rencontre à bord pour parfaire mes connaissances… qui sait peut-être que dans quelques année je serai décalingue… ouai d’accord !)

dimanche 1 février 2009

Paname, Paname, Paname...

Parce que j'ai tout de même l'obligation de faire savoir que je suis bien en vie, je me mets au clavier et je lutte fortement contre la flemme.
Alors Paris, oui Paris. Pour le moment, j'ai du mal à m'attacher à cette ville certes magnifique mais complètement démesurée pour la petite provinciale que je suis. Mes souvenirs de touriste me laissaient présager un avenir plutôt agréable dans la plus belle ville du monde, mais la réalité, comme à chaque fois, me rattrape. Non, je ne vis pas dans une chambre au Louvres, je n'ai pas non plus d'appartemment sur les Champs, et je n'achète pas mon pain au pied de la Tour Eiffel. Mon quotidien, c'est une chambre de 9m² dans un foyer (avec le wifi s'il vous plaît), 2 heures de métro tous les jours pour aller à mon école, une vie hors de prix et puis ne parlons pas de l'effet de la pollution sur ma peau qui est devenu une plateforme parfaite pour les erruptions cutanées... bref, je suis bien loin d'un rêve. Mais bon, je ne me plains pas, je suis à Paris, tout le monde voudrait ma place... Après un mois de cours intensifs grace auxquels je suis désormais en mesure d'éteindre un incendie dans un A380 et de gérer un crash en plein désert de Gobi, d'accoucher une femme en plein vol et d'immobiliser une fracture ouverte, je prends enfin un peu de repos intellectuel. Examen théorique le 2 mars, d'ici là ben je bosse. Je me suis inscrite dans une agence d'hôtesse d'accueil et ça c'est bien sympa. Pour la première mission, j'ai été payée à conduire une nouvelle voiture pendant deux jours avec une équipe super sympa à travers les Yvelines. J'ai d'ailleurs découvert que la région francilienne avait de jolies campagnes et de jolis châteaux, loin du périph et des banlieues sordides. A refaire.

Mission Toyota





lundi 29 décembre 2008

Ah oui au fait, j'ai oublié de vous dire ...

Je suis rentrée au pays... petite pause, le temps que je m'installe et que je me fasse au rythme parisien. Je viens enfin de m'installer dans mon petit 10 m², la réalité me rattrappe !! Rentrée la semaine prochaine !


Noël entre cousins, retrouvailles émouvantes...




Lendemains difficiles... mais heureux...

jeudi 18 décembre 2008

Petite reflexion personnelle ... et intense...

Dans la mesure où on a réussi à faire du copier coller avec un mouton, qu'on arrive à faire des pastèques sans pépins ou qu'on peut greffer une oreille humaine sur une souris (ça paraît con dit comme ça), je me demandais juste quand est-ce que les scientifiques nous sortiront les poules de l'avenir, celles qui pondent des noeufs où il y a plus de jaune dedans que de blanc ? Non parce qu'on est bien d'accord, que ce qu'on préfère dans l'oeuf au plat c'est de percer le jaune pour le mélanger avec les coquillettes !
(voilà, c'était donc la conclusion d'une journée de 12 heures de taf, et d'un oeuf dur dans le bide... les questions existentielles nous obsèdent tous...)

mardi 16 décembre 2008

En France, on sait tous qu'en Angleterre les gosses n'ont pas cours après 15h00, et y en a plus d'un chez nous qui aimerait bien que ce système soit mis en pratique. Le grand argument de la société britannique c'est "oui, comme ça nos enfants ont plus de temps pour participer à des activités extrascolaires" Mais y a quand même un point sur lequel il faudrait revenir, c'est la crédibilité de l'argument. Je travaille dans un centre commercial deux fois plus gros que le Polygone (eh oui, mes références restent encore très locales), dans lequel je passe plus de temps que dans tout autre endroit, et je peux vous assurer d'une chose, c'est que l'éducation nationale britannique se voile la face. Tout ce que je constate, c'est qu'après l'école, les enfants rosbifs ne vont pas au tennis, à la danse ou au piano, mais participent à une tout autre activité, le squattage intensif de centre commercial. Les filles se pavanent d'un étage à l'autre, profitant de la fin des cours et de l'absence de papa maman pour se faire les premiers ravalements de façade et dépenser tout leur argent (ah... l'insouciance...) dans des fringues qu'elles ne mettent presque jamais puisqu'elles portent l'uniforme, tandis que les mecs se courent après en se balançant de la nourriture et en hurlant d'un bout du bâtiment à l'autre (attention les gars, trop de maturité tue la maturité !!), ce qui a pour côté positif de réveiller tous les vieux qui eux viennent utiliser leur trop plein d'énergie en changeant régulièrement de banc. Bref tout ce beau petit monde constitue actuellement mon petit monde, et tout ce qu'on peut en conclure, c'est que le gouvernement français n'a pas vraiment intérêt à reformer le planning scolaire (en même temps c'est tellement facile de passer une réforme en France que c'est pas gagner qu'il essaye un jour, après tout, faudrait bien qu'un jour la CGT, Besancenot et les étudiants en fac de Lettres trouvent de quoi s'occuper sans attendre de l'Etat de jouer les organisateurs de sorties), parce que les petits Français en cours jusqu'à 18 heures ça permet aux employées de cafés de centres commerciaux de bosser en paix !!!
En parlant boulot, j'ai aujourd'hui annoncé à mon boss que c'était ma dernière semaine et que je repartais chez moi. Je redoutais de lui dire, comme à chaque fois d'ailleurs que je quitte un boulot. Eh ben ce qu'on peut dire c'est qu'il a eu une réaction inattendue. Il m'a donc dit qu'il ne voulait pas que je parte et que de toute façon il me laisserait pas repartir en France. Sur ça on a tapé le bout de gras, et puis il a été sympathique toute la journée et a même voulu me faciliter le travail à un moment où j'étais bien chargée (en cuisine de 9h à 18h, hum...). Bref je suis une employée de la mort qui tue, et c'est trop bon ! Et tous mes collègues en choeur "mais c'est vrai que tu pars... oh tu vas nous manquer... en même temps on se demandait ce qu'une Française venait faire ici... (là-dessus ils ont pas tort)". Donc voilà, la fin de mon séjour approche, et bien que je me plaise ici, c'est quand même avec une grande excitation que je vais m'installer dans notre capitale pour entamer ma formation de future employée trop géniale de chez Air France. Grande nouvelle d'ailleurs, on m'a acceptée dans un foyer pour jeunes travailleuses sur Paris, donc j'ai même plus besoin de rechercher sur Google quel pont est le mieux abrité pour passer un hiver à Paris ou encore de louer une chambre de 5 m2 à 950 euros charges comprises.

jeudi 4 décembre 2008

Aux éventuels plaignants ... (sans citer Fanny surtout)

Oui je sais, les posts se font de plus en plus rares, et ça fait une semaine que vous retrouver le même message à chaque fois que vous venez sur mon blog. Mais si seulement j'avais la matière pour vous satisfaire !! Ce n'est sûrement pas par flemme que je n'écris plus tous les deux jours, mais bien à cause de l'intégration. Finalement, on ne cesse de répéter ce mot à longueur de temps, "intégration, intégration". N'empêche que pour moi c'est l'intégration le fléau, pas l'inverse, car je finis par trouver tout parfaitement naturel, plus rien ne me surprend. J'ai ma petite vie bien pénarde, mes repas à heures fixes, Friends tous les soirs à 17h00, la vie de famille (enfin, la vie dans une famille), la piscine une fois par semaine... bref, mamie quoi (avec tout le respect que je dois à toutes les grand-mères et notamment à la mienne). J'ai mon boulot, mes collègues, mes fréquentations, je regarde d'abord à droite quand je traverse la route et je mange des toasts au beurre au petit-déjeûner avec mon bol de céréales. Qu'est-ce que vous voulez que je vous sorte de bien intéressant à partir de ça ? Je suis une Frenchy parfaitement intégrée, et c'est triste à dire. Je suis même plus surprise quand je vois un gamin tenu en laisse dans la rue, car apparemment c'est courant ici : les parents anglais préfèrent priver leurs marmots de toutes liberté de mouvement que d'assumer leur responsabilité en les surveillant, tout ça pour mieux apprécier les vitrines éclatantes des rues et centres commerciaux ! Ah il est beau notre monde !!
Bon sinon ma grandeur d'âme et mon extrême générosité m'ont poussée à participer au combat contre le chômage, j'ai quitté mon boulot au Vbar. Eh oui, je fais partie de ces rares personnes à pouvoir se permettre le luxe de démissionner en pleine crise économique. C'est trop bon !! Pas d'affolement, mes arrières sont assurées. Mon patron m'a faite passer en plein temps au café Chiappini's et maintenant je suis donc à 40 heures par semaines, hum... le kiff ! D'ailleurs, allez comprendre, je suis la dernière arrivée, mais j'ai plus d'heures et plus de responsabilités que certaines qui en réclameraient ... je crois que mon patron m'a à la bonne... chui trop forte ! Du coup voilà, j'ai quitté l'autre job parce que déjà j'en ai plus besoin financièrement, mais qu'en plus c'est pas facile d'assurer 25 heures de boulot en un week-end en s'étant couché à 2 heures du mat ! Enfin, j'en avais marre de voir tout le monde s'éclater sur la piste de danse et d'être clouée à ma caisse ! Moi aussi j'ai envie de danser !!
(ah oui, puis comme vous vous prenez pas en photo au quotidien en allant au boulot, vous comprendrez pourquoi moi non plus ... )